Thaïs D'Escufon

Thaïs d’Escufon face à des poursuites judiciaires après des propos sur l’immigration

L’ancienne porte-parole de Génération identitaire relate son parcours militant, les pressions qu’elle dit avoir subies et la procédure engagée à la suite d’une intervention télévisée.

Thaïs d’Escufon affirme faire l’objet de poursuites judiciaires à la suite de propos tenus lors d’une intervention télévisée consacrée à une affaire de viol. L’ancienne porte-parole de Génération identitaire dit redouter une peine de prison, une amende et des frais de procédure. Elle présente cette affaire comme l’aboutissement de plusieurs années de pressions judiciaires, économiques et numériques liées à ses prises de position politiques.

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Les faits et interprétations exposés ci-dessous reposent sur son récit. Les éléments relatifs aux procédures, aux décisions à venir et aux motivations des institutions ou des entreprises concernées ne peuvent pas être établis au-delà de ce qu’elle affirme.

Une procédure liée à des propos tenus sur un plateau télévisé

Selon Thaïs d’Escufon, la procédure en cours est liée à une phrase prononcée lors d’un débat télévisé portant sur le viol de Claire Jéromine, à la fin de l’année 2023. Elle indique avoir alors déclaré que les hommes immigrés constituaient le principal danger pour les femmes en France.

Cette formulation fait l’objet de poursuites, d’après elle. Elle précise avoir comparu devant une juridiction le 18 avril, sans indiquer l’année de cette audience. Elle rapporte que le ministère public aurait requis une peine de prison à son encontre. Le délibéré devait, selon ses propres indications, être rendu le 18 juin suivant.

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Thaïs d’Escufon soutient que ses propos ont été exprimés dans un contexte émotionnel, en lien avec une expérience personnelle et avec l’affaire alors discutée. Elle reconnaît qu’elle a pu être « maladroite » dans sa manière de s’exprimer, tout en affirmant ne pas renier le fond de son opinion sur la politique migratoire et la sécurité.

Le récit d’une agression en décembre 2022

Pour expliquer son état d’esprit au moment de cette intervention, Thaïs d’Escufon raconte avoir été victime d’une intrusion à son domicile à Lyon en décembre 2022. Elle indique qu’en rentrant d’une séance de sport, elle aurait été suivie par un homme jusque devant son appartement, situé selon elle dans le 1er arrondissement.

D’après son récit, l’homme se serait introduit dans le logement au moment où elle ouvrait la porte, aurait pris son téléphone et fermé la porte à clé. Elle dit être restée seule avec lui pendant environ vingt-cinq à trente minutes. Elle affirme qu’il lui aurait demandé de l’héberger, puis aurait formulé des demandes à caractère sexuel avant de quitter les lieux.

Elle explique avoir déposé plainte après les faits et indique que l’auteur présumé n’aurait pas été identifié, malgré la présence, selon elle, de caméras de surveillance. Elle ajoute que l’affaire aurait été classée sans suite. Ces éléments sont rapportés par l’intéressée et ne préjugent pas du contenu exact de la procédure ni des raisons juridiques d’un éventuel classement.

Thaïs d’Escufon établit un lien entre cet épisode et sa prise de parole sur l’affaire de Claire Jéromine. Elle considère que son vécu personnel explique l’intensité de ses propos. Cette expérience ne tranche toutefois pas, à elle seule, les questions factuelles, juridiques ou statistiques plus larges liées aux violences faites aux femmes, à la délinquance ou à l’immigration.

Un engagement politique commencé au sein de Génération identitaire

Thaïs d’Escufon situe le début de son engagement politique à l’âge de 18 ans, au sein de Génération identitaire. Elle décrit ce mouvement comme un collectif de jeunes militants menant des actions sur l’immigration, les frontières et l’identité européenne.

Elle cite notamment des opérations organisées sur les côtes libyennes, dans les Alpes et dans les Pyrénées, ainsi que le déploiement d’une banderole portant le message « Stop au racisme anti-blanc » lors d’une mobilisation associée au mouvement Black Lives Matter. Cette période aurait contribué à sa médiatisation et à son accession au rôle de porte-parole du mouvement.

Génération identitaire a été dissous par le gouvernement en 2021. Thaïs d’Escufon indique avoir participé à la défense du mouvement devant le Conseil d’État, sans obtenir l’annulation de cette dissolution. Après la disparition de l’organisation, elle affirme avoir souhaité poursuivre ses prises de parole de manière indépendante.

Suspensions de comptes et difficultés économiques alléguées

Au fil de son récit, Thaïs d’Escufon évoque plusieurs suspensions de comptes sur les plateformes numériques. Elle affirme que des comptes Twitter, Facebook, Instagram, TikTok et d’autres espaces en ligne auraient été fermés ou supprimés. Elle indique notamment qu’un compte Instagram ayant atteint 100 000 abonnés aurait été suspendu pour « organisation dangereuse ».

Elle rapporte également avoir rencontré des difficultés pour ouvrir ou conserver un compte bancaire. Elle cite le CIC, BNP Paribas et le Crédit Mutuel, expliquant que ses démarches n’auraient pas abouti ou que ses comptes auraient été fermés, sans raison détaillée à ses yeux. Elle affirme avoir finalement trouvé une solution auprès d’une banque en ligne, dont elle ne donne pas le nom.

Ces situations sont présentées par Thaïs d’Escufon comme les conséquences de sa visibilité politique. Elle estime avoir été placée dans une forme d’isolement social et économique. Les établissements concernés ne sont pas cités dans le cadre de réponses contradictoires et leurs éventuelles raisons précises ne sont donc pas établies ici.

Condamnation antérieure et recours envisagés

Thaïs d’Escufon indique avoir déjà été condamnée, en appel, à six mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende dans une autre affaire liée à son militantisme. Elle affirme envisager un pourvoi en cassation, tout en soulignant ne pas connaître l’issue de cette démarche.

Elle dit également avoir fait l’objet de plusieurs convocations au commissariat pour des propos publiés en ligne. Elle présente l’accumulation de ces procédures comme une pression durable, qui aurait affecté sa santé morale, sa capacité à travailler et sa vie quotidienne.

Elle affirme avoir temporairement réduit ses interventions sur les sujets identitaires et migratoires pour se consacrer davantage aux relations entre les hommes et les femmes. Elle explique ce choix par la nécessité de limiter les risques juridiques et de préserver ses possibilités de revenus, sans pour autant modifier ses positions politiques.

Un appel au soutien pour les frais d’avocat

Face aux frais qu’elle associe à ses procédures, Thaïs d’Escufon indique avoir ouvert un espace de soutien sur Patreon. Elle précise rechercher une aide financière afin de couvrir ses honoraires d’avocat et, le cas échéant, de poursuivre les recours qu’elle estime nécessaires.

Elle affirme ne bénéficier du soutien d’aucune association ni d’aucun financement extérieur. Son appel s’adresse aussi aux personnes qui souhaitent relayer son récit et ses critiques sur l’état de la liberté d’expression en France.

La procédure qu’elle évoque demeure distincte du débat politique qu’elle soulève. Sa situation judiciaire dépendra des décisions des juridictions compétentes et des voies de recours éventuellement engagées. Les propos incriminés, leur qualification juridique et une éventuelle sanction relèvent exclusivement de l’appréciation de la justice.

Questions fréquentes

Pourquoi Thaïs d’Escufon dit-elle risquer la prison ?

Elle affirme être poursuivie après avoir tenu des propos sur les hommes immigrés et la sécurité des femmes lors d’un débat télévisé. Selon son récit, une peine de prison aurait été requise lors de son audience.

Quelle peine antérieure évoque-t-elle ?

Elle déclare avoir été condamnée en appel, dans une autre procédure, à six mois de prison avec sursis et à 3 000 euros d’amende. Elle indique envisager un recours en cassation.

Que dit-elle avoir vécu à Lyon en 2022 ?

Elle raconte qu’un homme se serait introduit chez elle, l’aurait retenue pendant environ une demi-heure et aurait formulé des demandes sexuelles. Elle affirme avoir porté plainte et indique que l’auteur présumé n’aurait pas été retrouvé.

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