Politique

Thaïs d’Escufon évoque ses poursuites judiciaires et son appel au soutien

Dans une vidéo personnelle, l’ancienne porte-parole de Génération identitaire revient sur son parcours militant, une agression qu’elle dit avoir subie et une procédure judiciaire liée à une intervention télévisée.

Dans une vidéo publiée sur YouTube, Thaïs d’Escufon affirme faire face à une procédure judiciaire susceptible, selon elle, d’aboutir à une peine de prison. Elle y retrace son engagement politique, les difficultés personnelles et professionnelles qu’elle associe à ses prises de position, ainsi que les raisons de son appel à un soutien financier pour couvrir ses frais d’avocat.

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Son récit mêle éléments de parcours, témoignage personnel et critique du traitement dont elle estime faire l’objet de la part des plateformes, des banques, des médias et de la justice. Les faits, appréciations et intentions rapportés ci-dessous sont ceux qu’elle présente dans sa vidéo.

Une procédure liée à une intervention sur BFM TV

Le point central de la vidéo concerne une intervention de Thaïs d’Escufon sur le plateau de BFM TV, à la fin de l’année 2023 selon son récit. Invitée à réagir à l’affaire concernant Claire Geronimi, elle avait tenu des propos associant l’immigration à l’insécurité des femmes.

Elle explique que cette séquence lui vaut aujourd’hui des poursuites judiciaires. Elle indique avoir comparu devant une juridiction le 18 avril, sans préciser l’année dans la vidéo. Elle ajoute qu’un délibéré devait être rendu le 18 juin, soit deux jours après l’enregistrement de son intervention.

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Selon elle, la procureure aurait requis une peine de prison. Thaïs d’Escufon conteste l’interprétation de ses propos et affirme les avoir prononcés dans un contexte émotionnel, en lien avec sa propre expérience. Elle dit ne pas renier le fond de son opinion, tout en admettant qu’elle a pu s’exprimer de manière maladroite.

Elle évoque également une condamnation antérieure, qu’elle présente comme étant de six mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende prononcés en appel dans une autre affaire. Elle indique envisager ou poursuivre un recours en cassation, tout en disant ne pas connaître l’issue de cette démarche.

Le récit d’une agression qu’elle dit avoir subie à Lyon

Pour expliquer son état d’esprit lors de son passage télévisé, Thaïs d’Escufon raconte une agression qu’elle dit avoir subie en décembre 2022, alors qu’elle vivait dans le premier arrondissement de Lyon.

Elle affirme avoir été suivie à son retour de la salle de sport, puis confrontée, à l’entrée de son logement, à un homme qui se serait introduit chez elle. D’après son témoignage, l’homme lui aurait pris son téléphone, fermé la porte et lui aurait demandé de ne pas appeler la police.

Elle dit être restée seule avec lui pendant environ 25 à 30 minutes. Elle raconte avoir essayé de discuter afin de désamorcer la situation et de gagner du temps. L’homme lui aurait ensuite adressé des commentaires sur son corps, demandé un baiser puis formulé une demande à caractère sexuel. Elle explique avoir refusé et avoir pleuré, avant que l’homme ne quitte finalement l’appartement.

Thaïs d’Escufon affirme avoir porté plainte après les faits. Elle indique que l’auteur présumé n’aurait pas été retrouvé, malgré des images de vidéosurveillance, et que l’affaire aurait été classée sans suite. Elle évoque aussi une phrase qu’un policier lui aurait adressée au moment du dépôt de plainte, concernant le nombre de profils similaires présents dans son arrondissement.

Dans la vidéo, elle établit un lien entre cette expérience personnelle et sa réaction sur le plateau de BFM TV. Elle explique s’être sentie particulièrement touchée par l’affaire évoquée à l’antenne, dont elle estime que certaines circonstances lui rappelaient ce qu’elle dit avoir vécu.

Un parcours militant et médiatique qu’elle présente comme conflictuel

Thaïs d’Escufon revient longuement sur son engagement au sein de Génération identitaire, mouvement dont elle est devenue porte-parole après avoir participé à plusieurs actions militantes. Elle mentionne notamment des opérations menées en Méditerranée, dans les Alpes et les Pyrénées, ainsi qu’une banderole déployée lors d’une manifestation.

Elle situe le début de son exposition médiatique autour de 2020, à la faveur de ses premières apparitions télévisées et de son activité sur les réseaux sociaux. Elle affirme avoir ensuite vu plusieurs de ses comptes suspendus sur Twitter, Facebook, Instagram et TikTok. Elle présente ces décisions comme une forme de censure liée à ses opinions politiques.

Elle rappelle également la dissolution de Génération identitaire par le gouvernement en 2021 et indique avoir défendu l’association devant le Conseil d’État, sans obtenir gain de cause. Après cette période, elle explique avoir développé sa chaîne YouTube afin de conserver une activité indépendante.

La vidéaste dit aussi avoir rencontré des difficultés bancaires. Elle relate que plusieurs établissements auraient refusé ou clôturé ses demandes de compte, sans lui fournir, selon elle, d’explication précise. Elle affirme avoir finalement trouvé une banque en ligne acceptant de l’héberger, sans en donner le nom.

Elle rapporte par ailleurs la fermeture de son compte Tipeee et, plus récemment, la suspension d’un compte Instagram comptant, d’après elle, 100 000 abonnés. Elle précise que la plateforme aurait invoqué le motif d’« organisation dangereuse », et indique avoir engagé des démarches via un avocat auprès de Meta.

Un retrait partiel des thèmes politiques

Face à l’accumulation des procédures et des difficultés qu’elle décrit, Thaïs d’Escufon explique avoir temporairement réduit ses prises de parole sur l’immigration et l’identité. Elle affirme avoir choisi de se tourner davantage vers les relations entre les hommes et les femmes, un sujet qu’elle juge moins exposé aux risques judiciaires et aux restrictions de plateforme.

Elle assure toutefois n’avoir pas changé d’avis sur ses positions initiales. Elle se décrit comme isolée, sans soutien associatif ni financement extérieur, et dit avoir eu le sentiment de ne pas être pleinement soutenue, y compris par des personnalités ou médias situés dans son propre camp politique.

Elle présente cette période comme éprouvante sur le plan moral et professionnel. Dans son témoignage, elle dit avoir perdu une part de sa tranquillité et renoncé à une vie quotidienne normale, évoquant notamment des insultes, intimidations et menaces qu’elle dit avoir subies dans la rue.

Un appel au relais et au financement des frais d’avocat

La vidéo se conclut par un appel explicite à son audience. Thaïs d’Escufon demande à ses soutiens de relayer son témoignage et de participer, s’ils le peuvent, au financement de ses frais d’avocat.

Elle annonce avoir ouvert une page Patreon. Elle explique avoir retenu cette plateforme parce qu’elle la considère moins susceptible de censurer sa collecte qu’une cagnotte classique, en référence à la fermeture passée de son compte Tipeee. Elle indique vouloir proposer des contenus en contrepartie, tout en précisant que les personnes souhaitant la soutenir sans contrepartie peuvent également le faire.

Au-delà de son cas personnel, Thaïs d’Escufon présente sa situation comme révélatrice, selon elle, des obstacles auxquels seraient confrontées les personnes qui portent publiquement des opinions opposées à ce qu’elle appelle la « bienpensance ». Cette lecture constitue sa position dans la vidéo ; les procédures judiciaires qu’elle mentionne relèvent, quant à elles, des juridictions compétentes et de leurs décisions.

Questions fréquentes

Pourquoi Thaïs d’Escufon dit-elle risquer la prison ?

Elle affirme être poursuivie pour des propos tenus sur BFM TV au sujet de l’immigration et de la sécurité des femmes. Elle indique que la procureure aurait requis une peine de prison lors de son audience.

Quelle décision de justice attendait-elle ?

Dans la vidéo, elle précise qu’un délibéré devait être rendu le 18 juin, deux jours après l’enregistrement. Elle ne communique pas l’issue de cette décision dans la transcription fournie.

Comment appelle-t-elle ses soutiens à l’aider ?

Elle demande le partage de sa vidéo et renvoie vers une page Patreon destinée, selon ses propos, à l’aider à financer ses frais d’avocat et d’éventuels recours.

Source vidéo : « Ils veulent m’envoyer en prison », vidéo de Thaïs d’Escufon sur YouTube.

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