Thaïs D'Escufon

Pourquoi Thaïs d’Escufon dit ne pas être féministe, y compris « de droite »

Dans cette vidéo, Thaïs d’Escufon expose une critique globale du féminisme et défend un modèle fondé sur la complémentarité entre les sexes.

Thaïs d’Escufon affirme ne pas être féministe, y compris dans une version dite « de droite ». Dans cette vidéo, elle conteste l’idée selon laquelle les libertés dont disposent les femmes aujourd’hui imposeraient une dette morale envers le féminisme. Elle présente au contraire le féminisme comme une idéologie distincte de la défense concrète des femmes et revendique une vision traditionnelle, hiérarchisée et complémentaire des relations entre les hommes et les femmes.

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Son propos est à la fois personnel, historique et politique au sens des idées. Elle s’appuie sur son éducation, sur des débats qu’elle dit avoir vécus à l’école et sur sa lecture de l’évolution du féminisme pour expliquer son refus du terme.

Une contestation de la « dette » envers le féminisme

Thaïs d’Escufon part de plusieurs objections qu’elle dit entendre fréquemment : sans le féminisme, elle ne pourrait pas travailler, avoir un compte bancaire, voter, porter un pantalon ou s’exprimer sur YouTube. Elle refuse cette manière de présenter les choses.

Selon elle, la possibilité de produire des vidéos en ligne dépend d’abord d’une civilisation techniquement développée, de l’industrie, des infrastructures, des outils numériques et de la stabilité sociale. Elle attribue largement la construction et le maintien de cet environnement à des hommes, notamment dans les métiers qu’elle décrit comme pénibles ou dangereux.

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Elle ne nie pas que des militantes féministes ont pu défendre certains droits dans certains pays. En revanche, elle juge impossible d’affirmer avec certitude que, sans féminisme, ces droits n’auraient jamais été obtenus. Pour elle, cette hypothèse relève d’un raisonnement contrefactuel : il est impossible de savoir précisément quelle autre trajectoire historique aurait pu se produire.

Le droit de vote et les droits civiques, selon sa lecture

Sur le droit de vote, Thaïs d’Escufon conteste le récit selon lequel tous les hommes auraient bénéficié du suffrage tandis que les femmes en auraient été entièrement exclues. Elle rappelle que, selon les périodes évoquées, l’accès au vote pouvait aussi dépendre de critères de propriété, de fortune, de classe sociale, d’instruction ou de service militaire.

Elle interprète donc l’élargissement du suffrage comme un processus général ayant progressivement concerné davantage d’hommes, puis les femmes. Dans son argumentation, ce mouvement s’inscrirait dans des transformations plus larges : industrialisation, guerres, évolutions politiques et revendications populaires.

Elle estime également que les droits et les devoirs devraient être pensés ensemble. Elle associe notamment l’accès historique des hommes au vote aux responsabilités militaires, économiques et légales qui leur incombaient. Sa position est que l’égalité politique ne devrait pas être séparée, dans le débat, des obligations et des risques supportés par chacun.

Une expérience personnelle des rôles traditionnels

La vidéaste relie son positionnement à son histoire familiale. Elle explique avoir grandi dans une famille aux rôles genrés assumés, qu’elle n’a pas vécus comme une contrainte. Elle décrit un père protecteur et pourvoyeur de ressources, ainsi qu’une mère investie auprès de ses enfants.

Pour elle, ce cadre a constitué un repère rassurant et structurant. Elle rejette donc l’idée que les schémas familiaux traditionnels seraient nécessairement synonymes d’oppression. Cette expérience personnelle alimente son opposition au discours qu’elle attribue au féminisme, lequel présenterait ces rôles comme des stéréotypes à déconstruire.

Elle raconte aussi avoir exprimé des opinions minoritaires dès le collège et le lycée, notamment pendant les débats sur le mariage pour tous, puis lors d’un cours consacré à la loi Veil, à l’avortement et aux droits des femmes. Elle rapporte avoir subi des insultes et du harcèlement après avoir formulé des positions nuancées ou opposées à celles de ses camarades.

Défendre les femmes sans se réclamer du féminisme

Une distinction traverse toute la vidéo : pour Thaïs d’Escufon, ne pas être féministe ne signifie pas être opposée aux droits des femmes ni minimiser les violences qu’elles peuvent subir.

Elle cite notamment le droit de ne pas être violentée, le libre choix du mariage, l’accès à la justice après une agression et le respect de la dignité des femmes. Elle considère ces principes comme relevant du bon sens plutôt que d’une idéologie particulière.

Elle reproche au féminisme de s’être approprié la représentation des femmes dans leur ensemble. Selon elle, les femmes qui privilégient la famille, souhaitent dépendre financièrement d’un mari ou veulent être mères au foyer sont trop souvent discréditées ou considérées comme aliénées.

Elle évoque également une tentative de viol et une séquestration qu’elle dit avoir subies à Lyon. Elle affirme ne pas avoir reçu de soutien d’organisations féministes, ce qu’elle interprète comme la conséquence d’un désaccord idéologique avec ces mouvements. Ce récit constitue son témoignage personnel dans la vidéo.

Pourquoi elle rejette aussi le « féminisme de droite »

Thaïs d’Escufon s’adresse longuement aux personnes qui se présentent comme féministes tout en défendant la famille, la maternité, des rôles sexués et une critique du wokisme. À ses yeux, cette tentative de réconcilier féminisme et conservatisme est contradictoire.

Elle soutient que le féminisme contemporain ne serait pas une déformation d’un féminisme initialement compatible avec les valeurs traditionnelles. Elle présente au contraire les différentes « vagues » du féminisme comme les étapes d’une même logique : considérer les différences entre les sexes comme des injustices structurelles, remettre en cause l’autorité masculine et faire de l’individu autonome la norme.

Dans sa lecture, les revendications des années 1960 et 1970 autour de la sexualité, du travail, de la contraception et de l’avortement auraient prolongé cette dynamique. Elle estime que les débats contemporains sur le genre et l’intersectionnalité en seraient l’aboutissement, plutôt qu’une rupture.

Elle refuse donc de reprendre le label féministe pour lui donner un sens conservateur. Selon elle, conserver le mot revient à accepter les présupposés idéologiques qu’elle conteste.

Les trois modèles décrits dans la vidéo

Pour clarifier son raisonnement, Thaïs d’Escufon oppose trois modèles d’organisation des rapports entre hommes et femmes.

Le modèle égalitaire strict

Le premier serait un modèle d’égalité intégrale, dans lequel les droits, les devoirs, les risques et les responsabilités seraient identiques pour les deux sexes. Elle évoque, à titre d’exemples, le service militaire, les métiers dangereux, les sanctions judiciaires ou l’absence de traitement différencié.

Elle précise ne pas défendre personnellement ce modèle, mais estime qu’il aurait au moins le mérite de la cohérence s’il était appliqué jusqu’au bout.

Le modèle traditionnel qu’elle défend

Le deuxième modèle est celui qu’elle revendique. Il repose sur l’idée que les hommes et les femmes sont différents et complémentaires, et non interchangeables. Dans cette conception, les hommes auraient davantage d’autorité, mais aussi davantage de responsabilités matérielles, financières et protectrices.

Les femmes bénéficieraient en contrepartie d’une protection et d’une considération particulières, avec une place centrale dans la famille et l’éducation des enfants. Thaïs d’Escufon présente cette organisation comme structurée par un échange entre autorité, devoirs et protection.

Le modèle féministe, qu’elle juge contradictoire

Le troisième modèle correspond, dans sa démonstration, au féminisme contemporain. Elle lui reproche de vouloir cumuler les avantages du modèle traditionnel et ceux du modèle égalitaire, sans accepter les obligations associées à chacun.

Elle critique ainsi ce qu’elle perçoit comme une demande d’égalité dans l’accès au pouvoir, combinée à une attente de protection, de soutien matériel ou de traitement spécifique. C’est cette combinaison qu’elle qualifie d’incohérente.

Les principes qu’elle met en avant

En conclusion, Thaïs d’Escufon formule trois principes. Le premier consiste à reconnaître, selon elle, des différences de nature entre les hommes et les femmes. Le deuxième affirme que celui qui porte la responsabilité principale doit disposer d’une autorité correspondante. Le troisième pose qu’aucun droit ne devrait être dissocié des devoirs qui l’accompagnent.

Sa conclusion est sans ambiguïté : elle refuse de se définir comme féministe, car elle associe le féminisme à une remise en cause de la hiérarchie familiale, des rôles sexués et de la complémentarité entre hommes et femmes. Elle affirme toutefois vouloir défendre les femmes victimes de violences ou d’injustices, tout en soutenant aussi la responsabilité et la protection des hommes.

FAQ

Thaïs d’Escufon est-elle féministe « de droite » ?

Non. Dans la vidéo, elle rejette explicitement cette étiquette. Elle estime que le féminisme, y compris dans une version conservatrice, reste incompatible avec sa défense de rôles sexués, d’une hiérarchie familiale et de l’autorité masculine.

Que distingue-t-elle entre droits des femmes et féminisme ?

Elle affirme que la protection contre les violences, le respect, la liberté de mariage ou l’accès à la justice sont des principes légitimes. Elle refuse toutefois de considérer que ces principes impliquent nécessairement l’adhésion à l’idéologie féministe.

Quel modèle défend-elle pour les relations entre hommes et femmes ?

Elle défend un modèle traditionnel fondé sur des rôles qu’elle considère comme différents et complémentaires : davantage de responsabilité et d’autorité pour les hommes, ainsi qu’une protection et une place familiale valorisée pour les femmes.

Source vidéo : Une vidéo de Thaïs d’Escufon : Pourquoi je ne serai JAMAIS FÉMINISTE (même « de droite »)

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